dimanche 26 juillet 2009

See you after school

See You After School est un film coréen de Lee Seok-hoon.

Synopsis :
Dans la vie de Goong-dahl, rien ne s’est jamais passé comme prévu. Dans une tentative pour perdre son " côté looser ", il signa un contrat et s'immergea complètement dans une année de thérapie psychologique. Sortant de la clinique avec de grands espoirs pour le futur, Goong-dahl fit un départ explosif dans les terrains de combats du lycée. Goong-dahl se débrouilla pour cibler quelques losers qui traitaient durement l'étudiante la plus sublime de l'école, Mina. Mais du à un manque d'information, il confondit sa proie avec Jae-koo, le voyou le plus connu de l'école. Évidemment, les cartes ont changées de main et Goong-dahl est défié en duel sur le toit de l'école après les cours.

Petite comédie sans prétention, See You After School démarre comme un film loufoque vu et revu mais devient finalement une farce bourrée d'énergie et efficace. Le personnage de débile malchanceux finit par apparaître comme étant une véritable figure de comédie dont les mimiques sont difficilement imitables. On peut reprocher encore une fois le manque d'originalité dans le scénario mais l'histoire est fraiche et plaisante, le spectateur sait où le réalisateur l'emmène mais s'étonne par la force comique des diverses situations.



Note : 14/20

mercredi 22 juillet 2009

Azumi

Azumi est un film japonais de Ryuhei Kitamura.

Synopsis :
Azumi, jeune fille orpheline, est recueillie par un maître en arts martiaux. Loin de toute civilisation, elle va apprendre avec neuf autres jeunes garçons les meilleures techniques de combat au sabre. Après plusieurs années d'entraînement, les dix compagnons, devenus de puissants guerriers assassins, doivent partir accomplir leur première mission : tuer un puissant chef de clan...

Ce qui aurait pu être un grand film d'art martial n'est au final qu'un film d'action totalement banal, certes avec certaines scènes de combats assez impressionnantes. Au risque de me faire lyncher par toute une communauté fanatique de ce film, je préfère être honnête et avouer ne pas avoir aimé. Des acteurs très mauvais, des dialogues à la limite du ridicule et des séquences totalement mièvres finissent par rendre le film insupportable, la version française n'aidant pas ... Dommage car l'idée de départ avait du potentiel. Un début fracassant et surprenant laissait présager un film marquant, d'autant plus que l'ambiance générale paraissait sombre à souhait.



Note : 08/20

mardi 21 juillet 2009

G@me

G@me est un mielleux thriller du japonais Satoshi Isaka.

Synopsis :
Sakuma est un jeune cadre, aimant flamber l'argent qu'il gagne entre son appartement luxueux et sa Maserati dernier cri. Professionnellement, il est chef de projet pour une grande firme de publicité. Tout va donc bien pour lui; enfin jusqu'au jour où il apprend que son projet de parc d'attraction d'une grande compagnie de bière, est annulé par le vice-président de celle-ci. Sakuma se retrouve donc dépité, abattu, et ne trouve rien de mieux à faire que de se glisser dans la peau d'un kidnappeur pour se venger.

Double-jeu, romance, kidnapping, faux semblant ... ce thriller qui débute comme une petite comédie familiale explore finalement plusieurs chemins. Sakuma, vexé d'avoir perdu un contrat, va se retrouver un peu malgré lui embarqué dans une affaire qui pourrait le dépasser. Mais ce serait sans compter son côté astucieux ... Un soir, alors qu'il rentre déçu de son boulot, il décide de longer la maison de celui qui lui a fait perdre son précieux contrat de publicité. C'est alors qu'un détail, un bruit, l'interpelle. Une jeune femme s'évade de la demeure pourtant tellement bien sécurisée. Alors qu'il aurait pu continuer son chemin, il choisit de la suivre et de l'aborder ... C'est là que les ennuis commencent.



Note : 14/20

lundi 20 juillet 2009

My wife is 18

My wife is 18 est une comédie hongkongaise de James Yuen Sai-Sang.

Synopsis :
Les grand-pères de Yoyo (Charlene Choi) et de Cheung (Ekin Cheng) sont meilleurs amis depuis longtemps, et la mère de Yoyo a promis de la marier à Cheung. Ainsi les deux se marient avec obéissance à Londres, où Cheung fait sa maîtrise en psychologie féminine, mais se chargent secrètement de divorcer un an après. Quelques heures plus tard, le sous-employé Cheung revient à HongKong pour rester avec Yoyo et trouve un travail d'enseignant dans le lycée de Yoyo. Tandis que personne ne sait que les deux sont mariés, le couple endure des hauts et des bas dans leur pseudo-mariage...

Avis :
Bien qu'elle ne soit pas parfaite, cette petite comédie se laisse regarder sans difficulté. Une situation burlesque entraîne nos deux héros dans une étrange aventure où de nouveaux sentiments, dont ils ne sentaient pas capable d'éprouver, vont apparaître. Là encore, peu de surprise au niveau du dénouement mais le duo d'acteurs fonctionne à la perfection ; une jeune électrique faussement accouplée à un trentenaire réfléchit et un peu hors du temps. Leur rencontre produit un choc comique malheureusement freiné par des chutes un peu trop attendues. Une bonne comédie donc dans une (très) légère atmosphère de romance.



Note : 13/20

dimanche 19 juillet 2009

For Horowitz / My Piano

My Piano est un film de Kwon Hyung Jin.

Synopsis :
Une femme au rêve brisé, celui de devenir une grande pianiste, se retrouve à donner des leçons de piano à des enfants dans un modeste studio de musique qu'elle vient d'acquérir. Mais voila qu'elle rencontre un enfant surprenant, qui dans un premier temps prend plaisir à la faire tourner en bourrique... Mais elle va vite s'apercevoir qu'il a don. C'est alors qu'elle décide de lui enseigner le piano...

Avis :
Cette comédie est un mélange parfait d'émotion (lien entre le professeur et son élève) et d'humour (notamment avec le personnage de la pizzéria très caricatural). Certes, il s'agit d'un film dont on s'attend au dénouement mais ici c'est la force dramatique, donc les émotions ressenties, qui compte. Amateurs de musique classique et de légères atmosphères, n'hésitez pas !



Note : 15/20

mercredi 30 avril 2008

Trilogie de la Vengeance

Ci-dessous la chronique de la superbe trilogie sur le thème de la Vengeance réalisée par Park Chan-Wook.

Sympathy for Mr Vengeance (2002)

Synopsis :
Ryu est un ouvrier sourd et muet, dont la sœur est en attente d'une opération chirurgicale. Son patron, Dongjin, est divorcé et père d'une petite fille. Young-Mi, la fiancée de Ryu, est une activiste gauchiste.
Lorsque Ryu perd son emploi et voit diminuer les chances d'opération de sa sœur, elle lui propose de kidnapper la fille de Dongjin. La rançon obtenue servirait à pouvoir soigner la sœur de Ryu. Mais le plan parfait tourne à la catastrophe...




Old Boy (2003)

Synopsis :
A la fin des années 80, Oh Dae-Soo, père de famille sans histoire, est enlevé un jour devant chez lui. Séquestré pendant plusieurs années dans une cellule privée, son seul lien avec l'extérieur est une télévision. Par le biais de cette télévision, il apprend le meurtre de sa femme, meurtre dont il est le principal suspect. Au désespoir d'être séquestré sans raison apparente succède alors chez le héros une rage intérieure vengeresse qui lui permet de survivre. Il est relâché 15 ans plus tard, toujours sans explication. Oh Dae-Soo est alors contacté par celui qui semble être le responsable de ses malheurs, qui lui propose de découvrir qui l'a enlevé et pourquoi. Le cauchemar continue pour le héros.





Lady Vengeance (2005)

Synopsis :
Geum-ja, une belle jeune fille, devient un personnage public lorsqu'elle est accusée de l'enlèvement et du meurtre d'un garçon de 5 ans. Ce crime atroce obsède les médias. Geum-ja passe aux aveux et est condamnée à une longue peine de prison. Elle va consacrer ses 13 ans d'enfermement à la préparation méticuleuse de sa vengeance contre son ancien professeur Mr. Baek...



Trois films différents traitant d'un même thème : la vengeance. Là où le réalisateur ne trébuche pas, c'est lorsqu'il donne son sens à la vengeance. Comme dans beaucoup de films occidentaux, les principaux protagonistes s'arrêtent juste avant l'acte semblant prouver qu'ils ne sont pas tombés aussi bas que leurs ennemis. Mais Park Chan-Wook ne joue pas la carte de l'homme-héros et décrit des situations inattendues pour des personnages proches du réel. L'homme veut se venger alors il se venge. Couteau à la main, il l'utilisera pour frapper et punir son adversaire.

Ris et le monde entier rira avec toi. Pleures et tu seras le seul à pleurer.

Outre cette envie de violence dans l'unique but de se venger, les principaux personnages se retrouvent à chaque fois engrénés dans de terribles histoires. Parfois la haine va à l'encontre d'un inconnu qui lui a fait du mal, parfois envers une personne proche. Mais à chaque fois, le personnage principal va devoir user de tactiques différentes pour mettre un terme à son piège. Bien qu'Old Boy soit le film le plus médiatisé et le plus accessible parmi les trois, j'ai trouvé Sympathy for Mister Vengeange bien plus fort émotionnellement. Le dernier opus, Lady Vengeance, est quant à lui un bon compromis entre les deux autres ; mélange de vengeance calculée et de vengeance froide. Une trilogie donc à ne pas rater ! Un must du cinéma asiatique.







Note trilogie : 19/20

mardi 18 mars 2008

Suicide Club & Suicide Club 0


Suicide Club et Suicide Club 0 sont deux films de Sion Sono.

Suicide Club a été réalisé en 2002 par le même réalisateur que Strange Circus, présenté plus bas. Le film démontre une société japonaise actuelle mal dans sa peau. On ressent la rage de l'artiste dans le fait que le film est décomposé en plusieurs scènes parfois nerveuses et parfois très lentes. Sion Sono est fâché contre la société et se lâche. A savoir qu'entre 30 et 35000 suicides sont comptabilisés chaque année au Japon.

L'histoire commence à Tokyo. 54 lycéennes venant d'établissements différents se retrouvent dans une station de métro, se tiennent la main et sautent toutes en même temps ... Le ton est donné, le réal' veut choquer. Après cette catastrophe, de multiples suicides (dont souvent collectifs) apparaissent. Une particularité : sur un site Web, des points rouges et des points blancs s'affichent toujours la veille des suicides. Les points rouges représentent les filles qui vont se suicider, les points blancs les garçons.

"Es-tu en accord avec toi même ?"

Je n'en dirais pas plus sur Suicide Club pour ne pas spoiler l'histoire. Deux scènes sont marquantes : la scène du suicide dans le métro et une des dernières scènes où l'on découvre l'envers du décor ... le bourreau, les enfants et les poussins : un mélange de violence et d'innocence.

"Je suis fascinée par tout ce qui se détruit."

Suicide Club 0 est un film complètement différent, beaucoup plus réfléchit, plus mature. Le réalisateur fait à nouveau une critique nerveuse de la société japonaise actuelle. Il dénonce un capitalisme sanglant et mafieux où chacun joue un rôle et doit vivre en oubliant les horreurs passées.

"Le monde est un suicide club."

Noriko est la fille aînée d'une famille japonaise vivant à la campagne. Elle vit avec sa petite sœur Yuka, son père journaliste Tetsuzo et sa mère Taeko. Noriko est une fille intelligente et très sérieuse mais qui s'embête et souhaite continuer ses études à Tokyo ... mais son père refuse.

Après avoir découvert Internet dans son lycée, Noriko se crée un personnage, Mitsuko, sur un forum de discussion où elle rencontre Kimiko. Après une dispute avec son père, elle décide de fuir son village natale et fugue à Tokyo où elle fait la connaissance de cette étrange Kimiko. Sa sœur ne supporte pas son départ et tente de retrouver Noriko ... elle découvre le site où celle-ci s'était inscrite avant son départ et s'invente à son tour un personnage : Yoko. Elle suit alors les traces de sa sœur et la rejoint à Tokyo dans une sorte de club aux activités très étranges : le family-rental ... une agence de location qui permet d'avoir des acteurs jouant des personnages tels que la mère ou la fille d'une personne ayant perdu sa famille. Leurs deux filles disparues, la mère se suicide et le père quitte tout pour les rechercher.

Sion Sono nous livre là un film poétique et totalement lyrique car on a l'impression qu'il nous livre ses propres sentiments à travers de multiples symboles. Sa colère nous décrit une fausse société; une société se cachant de tout. J'ai beaucoup aimé ce film malgré qu'il ne nous apprenne quasiment rien sur ce fameux Suicide Club. Il ne répond pas aux questions que l'on se pose après avoir vu le premier film mais il nous livre une autre vision des faits ... une vision plus personnelle partagée entre trois membres d'une famille en crise et d'une jeune fille troublée par son identité.

"J'étais une fille sans nom, qui marchait pour la première fois."

Bande annonce de Suicide Club :


Bande annonce de Suicide Club 0 :

NORIKO'S DINNER TABLE "trailer"
envoyé par gregwallace

Note Suicide Club : 16/20
Note Suicide Club 0 : 17/20