
Ichi the killer a été réalisé par Takashi Miike en 2001. A la base, Ichi est un manga de Yamamoto Hideo.
A l'époque du Lycée, Ichi est un jeune homme très introverti. En effet, il se replie beaucoup sur lui-même et évite la moindre confrontation. Les enfants, à cet âge, sont très cruels et Ichi en fait les frais ... il se fait cogner dessus sans réagir, en s'excusant presque ... il se fait continuellement humilier et ne cesse de pleurer au lieu de se défendre. Mais, au bout d'un certain temps, si ses adversaires vont trop loin, il s'énerve et s'en suit un véritable carnage. Ichi prend des cours de Kung-fu et est très doué. Voici une brève présentation du personnage principal que l'on peut retrouver dans le manga.
L'action du film se situe quelques années après l'époque du Lycée. Ichi vit chez Jijii (interprété par le réalisateur Shinya Tsukamoto), l'homme et yakuza qui le manipule psychologiquement. Ichi croit qu'il a été humilié plus jeune alors qu'il assistait au viol d'une de ses camarades de classe par d'autres élèves de son lycée. Il serait resté devant la scène sans bouger et en éprouvant une certaine excitation ... depuis, son activité sexuelle ne se limite qu'au voyeurisme et au sadisme. On le voit clairement lorsqu'il espionne une prostitué en pleine activité sexuelle, et, qu'il la découpe ensuite en morceaux, pensant qu'elle est excitée et partage son plaisir sadique ...
Venons en à l'histoire du film. Un soir, le chef du clan yakuza Anjo est assassiné. Un véritable

Le film est d'une violence inouïe. Certains verront ce film comme un grand n'importe quoi, voire même un prétexte pour afficher

Ichi the Killer traite d'amour de façon détournée, un peu à la façon de Tokyo Fist (ce n'est pas un hasard si je rapproche ici les deux films, puisque Tsukamoto - qui se révèle être un acteur de plus en plus surprenant - joue dans Ichi un rôle de médiateur/révélateur essentiel). En fait, pour saisir l'intérêt d'une démonstration aussi visuelle, il faut partir du jugement émis par Kakihara à l'attention d'un assaillant improvisé aux deux tiers de l'histoire: "Ta violence manque d'amour". Dans Tokyo Fist déjà, Tsukamoto mettait en scène une histoire d'amour dans laquelle seule la violence extrême (par le biais de la boxe et de la scarification) pouvait servir de moyen d'expression. La différence entre un film simplement violent et le chef d'œuvre de Tsukamoto tient dans le fait que l'amour ne naît pas des confrontations successives: il y trouve un terrain d'expression et d'échange. Une forme de caresse qui naît d'un amour incompris et non pas l'inverse. Ichi the Killer parvient à reprendre les deux concepts au sein d'une même histoire, en opposant deux personnages qui symbolisent finalement les deux facettes complémentaires d'une même entité:

Miike réalise son film avec passion et le fait de la meilleure des façons ; simplement et sans aucune provocation. Le film est violent et choquant, voire insoutenable ... un peu comme l'est la réalité pour certains d'entre nous. Il nous donne sa propre définition de l'amour ; un amour violent et un amour de la violence.
Le final du film est majestueux. Ichi, le pur sadique, affronte Kakihara, totalement masochiste, lors d'un duel d'une grande intensité. En effet, chacun trouve son ultime plaisir dans ce combat. L'un frappe et l'autre reçoit. L'ex bras droit du chef Anjo a t-il trouvé son nouveau Maître ?


Note : 19/20
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